Les hauteurs du village étaient déjà occupées
au néolithique, où l'on a pu retrouver des haches et
des débris de poteries.
A la chapelle Saint-Hilaire, on a retrouvé des morceaux des
bas-reliefs sculptés, aux représentations supposés
de Jupiter et Mercure ainsi qu'une scène de foulage pendant
les vendanges. Ses
mentions les plus anciennes remontent à 993 : Balmas, Balmis
(1137-1253), Balme en 1319.
L'étymologie se retrouve dans Balma (une grotte au pied d'un
rocher). Le qualificatif "de Venise" (corruption de Venisse
issu certainement de Venaissin) est ajouté pour éviter
confusion avec Baumes-de-Transit (Drôme).
De
fin août 1628 à mai 1629, les Balméens (les habitants)
subirent une importante épidémie de peste qui décima
le bourg (plus de 255 décés).
Pendant les guerres de religion, d'importantes fortifications protégaient
le village.
Du château qui le dominait avec tours et donjons, il ne reste
plus aujourd'hui que des ruines sans intérêt.
L'église fut reconstruite en 1849 dans le même style
qu'auparavant et de 1975 à 1979 des rénovations
importantes y ont encore été apportées. En 1378,
un hôpital existait déjà, qui fut remplacer en
1575. En 1869 la commune acheta l'hôtel particulier du marquis
de St-Sauveur pour y installer l'hospice, qui en 1976 est devenue
la maison de retraite Saint-Louis.
Sur le plateau qui domine le village, sont les ruines du château
d'Urban, qui des Agoult (XIIIeme siècle) passa aux
Mormoiron, Vénasque, Raymond de Modène, Fortia.
Notre-Dame d'Aubune, chapelle rurale au pied du plateau d'Urban (ou
de Durban) dont les origines restent incertaines.
Temple consacré à Apollon ou à Mercure ? Elevée
suite à une victoire sur les Sarrazins, par Guillaume au Cour
Nez (Prince d'Orange) ? Bâtie par Charlemagne pour commémorer
l'anéantissement de l'armée Sarrazine ?
Ce qui est sùr, c'est que le lieu fût habité dès
la préhistoire.
Il
est aujourd'hui un point de départ pour de nombreuses randonnées
dans les Dentelles de Montmirail.